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VERDUN / VARENNES : étymologie

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Verauduno_et_Incionae_Luxembourg_MNHAPierre votive gallo-romaine (image accessible par la requête Wikipedia Veraudunus)
[on peut cliquer sur l’image ici-même pour l’agrandir]

Sur cette pierre apparaît tout en haut à droite une forme VERAVDVNO qui oblige à reconsidérer toutes les étymologies qui ont été jusqu’ici proposées pour le nom de Verdun, qu’il s’agisse du Verdun meusien ou non, car le même toponyme réapparaît dans de nombreux endroits. Il s’agit donc ici de retrouver ce qui pouvait se cacher à l’origine – tant phonétiquement (« à l’oreille ») que sémantiquement (pour le sens) – sous le nom qui figure ici et comment, de ce point de départ, on a pu aboutir, d’une langue à l’autre, à d’autres formes encore.

Jean Franville, Verdun (F-55)

Mots-clés : Linguistique / Philologie / Etymologie / Toponymie / Verdun / Meuse / Gaulois / Verodunum / Virodunum / Varennes

Note importante (à l’intention de ceux pour qui les premiers mots-clefs peuvent sembler rébarbatifs) : il est toujours possible d’aller cliquer directement sur le mot « conclusion » dans la plage de droite, quitte bien sûr à passer la démonstration (chaque rubrique du « sommaire » fonctionne également comme un lien ouvrant une nouvelle page d’où l’on peut revenir à celle que l’on vient de quitter). Quant à la page intitulée justement « Sommaire et conventions liées comme [aʊ] => -AV -», il est inutile de cliquer dessus d’entrée car le sommaire figure en-dessous et ce qui correspond à « conventions liées, etc. » est un exposé théorique destiné à justifier à la fois l’approche faite ici de la langue gauloise et les choix qui en résultent. C’est une page complexe à n’ouvrir que par les passionnés de linguistique et les divers chapitres qui suivent y renvoient d’eux-mêmes pour répondre à un besoin éventuel d’éclaircissement ou de démonstration).

Gallo-grec et gallo-latin : pourquoi ces expressions et quelles conséquences ?
Le gaulois n’avait pas d’alphabet propre, de sorte que c’est toujours l’alphabet d’une autre langue qui a été utilisé pour transcrire cette langue purement orale. La plus grande partie des transcriptions qu’on peut en avoir sont en alphabet latin et on parle alors de gallo-latin ; pour d’autres, moins nombreuses, c’est l’alphabet grec (sans parler des autres !) qui a été utilisé, d’où l’expression gallo-grec. Par exemple, face au nom de personne gallo-latin VINDIVS, équivalent de notre Leblanc, on trouvera  en gallo-grec l’équivalent féminin Ουινδια, ‘Blanche’, mais il s’agit bien d’un mot gaulois qu’on retrouve dans cette autre langue d’origine celtique qu’est le breton avec Gwenn (au sens de ‘blanc’) et aussi dans cette forme qu’on pourrait dire francisée qu’est la Vendée comme nom de région.

La question se pose donc de savoir quelle prononciation pouvait en gaulois se cacher par ex. sous le V- ou le Ου à l’initiale de ce même radical qu’on a dans VINDI-/Ουινδι-. Et le mieux est encore de rendre ce phonème (transcrit par ces graphèmes que sont ici V-, là Ου-)  par ce qu’on appelle l’A.P.I. (Alphabet Phonétique International), qui en fait rend les deux par [w] (à comparer avec la prononciation de l’initiale de wallon). D’où, dans les annexes, deux chapitres consacrés l’un à l’alphabet grec, l’autre aux figurations en A.P.I. des différents phonèmes des diverses langues. En fait, il ne faut avoir recours à ces annexes (complexes par la force des choses) qu’en cas d’absolue nécessité, à moins qu’on ne soit passionné par les divers systèmes dits phonologiques des différentes langues en question ici, (gallo-)grec, (gallo-)latin et français.

Pour finir, je tiens à signaler que les formes gallo-grecques et gallo-latines auxquelles j’ai eu recours dans cette étude (souvent pour les comparer) sont empruntées à l’ouvrage de Xavier Delamarre sous-titré Une approche linguistique du vieux-celtique continental et désigné ci-dessous par son titre même : Dictionnaire de la langue gauloise. Même si je ne partage l’analyse qui y est faite du nom de Verdun et si le mot varenne (primitivement nom commun), n’y apparaît pas, c’est un ouvrage remarquable par les multiples formes recensées et aussi par l’approche dite comparatiste qui en est faite. Sans lui, je n’aurais même pas pu me lancer dans cette étude, n’étant pas celtisant.

Abréviations bibliographiques :
DLG :  Dictionnaire de la Langue Gauloise (2ème édition) par Xavier Delamarre (Ed. Errance)
V.I.E. : Le vocabulaire indo-européen, même auteur (Librairie d’Amérique et d’Orient)
I.E.W.: Indogermanisches etymologisches Wörterbuch par Julius Pokorny (Ed. Francke Verlag)
DENLF Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France par Albert Dauzat (édition revue par Charles Rostaing et publiée pour Larousse Séléction par Sélection du Reader’s Digest)
TOPVARA : Toponymie Française d’A. DAUZAT, Section Noms prélatins de l’eau en hydronymie, Chap. V (Vara, « eau »)

Lorsqu’apparaît un renvoi à Wikipedia (encyclopédie gratuite en ligne développée par des bénévoles, que je remercie), il suffit d’associer dans son formulaire de recherche le nom de cette encyclopédie et celui qui suit dans le texte. La page concernée s’affiche en premier. 

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